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Rencontres-Informations-Projets-Extraits

lecture au café
"Besuhoff" à Nijni Novgorod
Lectures et rencontres Universités Russes - Avril
2007 Printemps
des
Poètes
9 avril au 29 avril 2007 : Invité à
l’occasion du Printemps des poètes, voyage intitulé
"Printemps des poètes 2007 - Fédération de Russie
: Le Transibérien poétique avec Jean-Pierre Spilmont".
Rencontres et interventions après des étudiants des
universités de Moscou, Nijni-Novgorod, Kazan, Ekaterinbourg,
Novossibirsk, Irkoutsk et Vladivostok....
à la bibliothèque de
Montréal
Lectures et
rencontres 2010-2011
25 février
émission un livre un jour, FR3,
17H05
5-6
mars 2010 Salon du livre
de Bron, entretien samedi 11H00 avec Martine Laval,
Télérama
13 mars 15h 30 rencontre à la Librairie le Bal des Ardents, Lyon
13 mars Lyon, Nouveau Théâtre du
8°, 20 H 30, hommage à Andrée Chedid,
avec Annie Salager
17 mars Soirée
littéraire
Chalet
d'en
haut, Thônes
6 avril, 18 h
rencontre
à la Librairie Passage, Lyon
7 avril 15 H. RCF Chambéry interview
9 &10 avril invité au
Festival
littérature-cinéma,La Maison Jaune, Neuville sur
Saône
24 avril, rencontre à la Librairie Carnot, Vichy
Mai, lecture-rencontre librairie Luciole, Vienne.
4 & 5 juin
Librairie La Fontaine, Privas,
0475645900
25 & 26 juin
Librairies Saint Dié et Epinal (au Moulin des Lettres)
17,18 & 19 septembre,
lectures-rencontres à la Librairie Olympique, à Bordeaux pour la sortie du
livre Le Message,
avec la complicité de Jean-Paul
Brussac, libraire-éditeur,
1, 2 & 3
octobre Les Cafés Littéraires de Montélimar
16 & 17 octobre 2010 La 25° heure du Livre, Le Mans
1 février 2011 Bibliothèque Municipale d'Angers,BM
Toussaint, rencontre avec les lecteurs
Mois
de décembre 2010 : Exposition à la
Médiathèque Jean-Jacques Rousseau de Chambéry
rencontre le 11
décembre. Lectures et entretiens avec Albert
Fachler, Philippe Morier-Genoud, Michel Ménassé
2011participatin aux :
Prix Littéraires des
Lycéens et apprentis région
Rhône-Alpes
Prix Littéraires des Lycéens région Bourgogne
à Escales Littéraires en
lycées professionnels
région Auvergne
*
15 mai 2010 lecture-rencontre, Nuit
des
musées,
Musée,
Hôtel
Sandelin, Saint-Omer,
autour de l'ouvrage Pieter Brueghel,
L'excision de la pierre de Folie, éditions Invenit
Ateliers
d'écriture - 2010-2011
Lycées : Le
Nivollet, La
Cardinière, à Chambéry, à partir du
théâtre
en liaison avec l'espace
Malraux, Scène Nationale
MJC Archipel Sud, Annecy
A
paraître :
Le message,
Librairie Olympique; septenbre 2010
*
Extrait de
SEBASTIEN
La Fosse aux
Ours, 2010
J'ai posé ma valise
sur le lit près de la fenêtre parce que je pouvais
choisir. Les trois autres places étaient encore libres.
La fenêtre c'est de la lumière qui passe.
J'aime la lumière. Aux Ors, quand il y a a de la
lumière sur la neige je vais m'asseoir loin du bruit des
remontes-pente et je peux rester des heures à rêver.
La mère Vrégnand dit qu'on a dû
m'élever à l'antigel.
J'ai regardé à travers la vitre. J'ai vu le
village au loin et, tout en bas, un cimetière, de l'autre
côté du chemin.
Mon père m'a dit de ne pas m'en faire et que les morts ne
viendraient pas m'embêter. Ça l'a beaucoup fait
rire.
J'ai eu envie de pleurer. D'un seul coup.
Pas à cause des morts.
A cause de rien. Ou peut-être parce qu'aux Ors
j'avais une chambre à moi. Je pouvais y rester toute la
journée quand ça n'allait pas en famille. Je pouvais
coller des affiches sur mes murs j'aimais et
écouter de la musique si je ne la faisais pas gueuler trop
fort.
C'était fini.
Je me suis dit que, pour moi, beaucoup de choses arrivent
en poussant devant elles un petit troupeau d'emmerdements. J'aime bien
cette phrase. Je l'ai lue quelque part, sauf qu'on n'y parlait pas
d'emmerdements.
Extrait de
Fragments d'escales
éd.bilingue
Verlag
imWald
..Mais ne répondez pas à mon appel si je vous fais
le moindre signe
aujourd’hui.
Votre regard ne me serait rien d’autre qu’un sursis et
vous ne reconnaîtriez qu’un
brouillard anonyme,
solitaire,
montant sans bruit au ras des heures
Lorsque je m’éveille, parfois,
Il ne reste rien sur la page
qu’une fine couche de cire.
Un désespoir d’outre-ciel,
Un parfum de bougie morte.
J’avais oublié le premier feu des hommes
J’avais oublié que seules les femmes
en étaient les gardiennes.
J’ai supplié qu’on me garde
une part d’étincelle.
Une seule.
Pour le dernier convive.
Québec,
L’Ile d’Orléans
Un matin de décembre

sur le Saint
Laurent, ce même matin de décembre
*
Traduction Allemande de Rüdiger
Fisher, Verlag Im Wald
Aber antworten Sie nicht heute
auf mein geringstes Zeichen.
Nur Aufschub wäre Ihr Blick für mich
sie nähmen nichts wahr
als einsamen
namenlosen Nebel
der
leise
aufsteigt
am
Rand
der
Stunden....
Québec,
Ile
d’Orléans,
Dezembermorgen
2oo5
Traduction Russe de Елена Сомова,Université de
Nijni Novgorod
отом так охладел усталый мозг,
Что снег сравнился бы с мечтой о дне,
Рассветном шуме, гласе городов —
Хоть несколько часов не быть во сне.
Снег колебался, как церковный свет свечи, Как пламя канделябра, чтоб
схватить И вынести в суд зрения — молчи — Твое лицо — и контурную нить
Касанья кожи сумерек. Прочти....

Extrait de
La
Traversée des Terres Froides
la Fosse aux ours
2008
Florence, janvier 1347
Je n’ai rien oublié, Guillaume.
Rien ni personne, malgré ces années passées loin
de vous, loin de ces Flandres que j’ai tant aimées.
Tu as fait preuve
d’une grande patience pour retrouver une trace que je n’ai au
demeurant jamais cherché à brouiller, encore
moins à effacer. Tu me demandes aujourd’hui de te dire comment
j’ai vécu durant cette longue absence.
Que ton désir soit
respecté. Sache, pourtant, que je ne me suis jamais voulu
chroniqueur de mon existence. Vivre, survivre parfois, exigeait assez
d’énergie, de prudence, voire de folie, pour qu’il m’ait
été permis d’apporter autre chose que d’immédiates
réponses aux multiples sollicitations d’une destinée
quelque peu hasardeuse...
Extrait
de
Santa Clara
livre à venir
Maria, en cet instant précis ne
cherche rien. Elle n’attend rien. Elle ne souhaite que le
prolongement de la nuit. Elle voudrait retenir cette odeur
de terre et de branches mouillées et que ne se
dissolve jamais cette fumée qui lui dévore les
yeux, mais qui la rassure. Elle a besoin de cette
eau, de ce feu, du spectacle de ces silhouettes qui s’animent sur
les murs sombres de la ruka, de ces murmures d’enfants, du chant
des hommes et des paroles que psalmodient les
femmes. Elle vient de comprendre que ce n’est pas leurs
dieux, ni leurs croyances, ni même les légendes qui
hantent leur mémoire et sortent de leurs lèvres qu’elle
désire.
Elle vient de comprendre que ce n’est pas cela qui l’attache à
eux. Que ce n’est pas le sens de cette fête qui nourrit son
bonheur d’être-là et son désir d’y
demeurer. Mais que c’est simplement leur visage.
Tous leurs visages.
*
Extrait de
Transsibérie Blues
in
Fragments
d’escales
ed. Verlag Im Wald
Nijni de nuit, de neige et de
brouillard,
demain
nous
lirons
des
poèmes
au
café
Besuhoff
à
la
clarté
d’une
lumière
fragile
descendue
des
verrières.
Nous
lirons
des
poèmes
entre
trois
murs
de
livres
témoins
d’un
langage
éphémère
et
d’un pacte naissant entre les visages
*
Chaque
soir,
au
passage
de
l’ombre.
la
maison
Kachirine
s’efface
imperceptiblement
pour ne plus révéler qu’un
fragile pan de mauve,
un écran de bois sombre,
un masque de Gorky
qu’éclaire on ne sait plus quel rayon de
passage.
*
Extrait
de
Une
Saison Flamande
ed. De L'Amourier 2007
Prélude
« … C’est là un livre inachevé, faute de
réplique. Cette réplique, j’espère que quelqu’un
en ce monde me la donnera. Vous ? C’est une histoire en technicolor,
pour ménager un certain luxe, dont dieu sait que j’ai, moi
aussi, grand besoin. Pour nous tous.* »
Je
voue donc la chose que voici à la mémoire et
au silence de la lumineuse Clarice qui n’est plus aujourd’hui que
poussière dans une tombe du cimetière juif de Caju,
à Rio.
Je me voue, ici, à des
lieux de lumière Flamande.
A des terres intérieures
semblables à la nostalgique, humble et admirable
nudité du couple primordial, présent depuis des
siècles sur les panneaux du retable de l’Agneau Mystique,
œuvre, au XIV° siècle, des peintres Hubert et Jan Van
Eyck, pour la cathédrale Saint-Bavon dans la ville de Gand.
A la pérennité de quelques
visages.
A chaque lumière enfin, que j’ai
cru reconnaître et que j’ai su, parfois, aimer.
Mais vrai, pourra-t-on dire,
un jour, avec des mots, le poids de la lumière ?
* Clarice Lispector, A hora da
estrela 1977. Editions des Femmes, L’Heure de l’étoile 1984
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